Le chasseur est sentinelle de l’état sanitaire de la faune sauvage. Quoi de plus naturel puisqu’il côtoie l’ensemble de la faune sauvage sur le terrain, observe son milieu naturel et est en contact étroit avec le gibier pendant l’acte de chasse, puis à la découpe, à la cuisine et… à table !
Dans ce contexte, la Fédération intervient toute l’année afin de mettre en avant les bénéfices rendus de la chasse et des chasseurs au service non seulement de la santé de la faune sauvage et domestique mais aussi de la santé humaine.
Surveillance passive
La Fédération finance les autopsies de cadavres d’espèce gibier retrouvés tout au long de l’année.
Par exemple, cela permet de détecter des cas d’EBHS ou de tularémie chez les lièvres, des strongyloses et autres maladies parasitaires chez les chevreuils ou même des intoxications.
Surveillance active
Lorsqu’un problème sanitaire émerge ou lors de recherches scientifiques spécifiques, des recherches harmonisées et ciblées sont mises en place sur certains animaux.
Par exemple :
- Lors d’épisodes d’influenza aviaire, des recherches sont réalisées sur les principaux groupes d’oiseaux impactés.
- En coopération avec le Groupement de Défense Sanitaire, des analyses sont ciblées sur les maladies communes à la faune sauvage et domestique.
- Nous participons aux recherches menées par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) sur des zoonoses telles que l’échinococcose alvéolaire et la baylisascariase transmises respectivement par le renard et le raton laveur.
- Des analyses sur les sangliers permettent également de mieux appréhender le développement de la maladie d’Aujeszky, mortelle pour les chiens.
L’examen initial de la venaison
Réalisé par un chasseur formé et référencé, cet examen reste une étape obligatoire avant toute « mise sur le marché » de carcasses de gibier tué à la chasse. Celui-ci effectue un contrôle de la carcasse, une vérification des viscères pour le grand gibier et remplit une fiche d’accompagnement du gibier qu’il remet au premier détenteur de la carcasse.
Ainsi, ces chasseurs formés sont à même de détecter des anomalies pouvant être le signe de problèmes sanitaires et doivent en informer la Fédération, ainsi que les pouvoirs publics.