Lièvre
Outre l’évolution des milieux, plusieurs facteurs agissent très sûrement sur les effectifs de lièvre d’Europe (gestion cynégétique, pathologies, prédation, pratiques agricoles et machinisme, météorologie…), mais à des degrés respectifs divers, restant bien difficiles à préciser dans l’état actuel des connaissances sur les mécanismes de fonctionnement des populations.
La gestion des populations menée par la Fédération repose sur 4 axes principaux :
- Le suivi de l’évolution des effectifs de lièvres par la mise en place d’indices d’abondance standardisés (indices kilométriques d’abondance et échantillonnages par points).
- Le suivi du succès de la reproduction du lièvre via une méthode reposant sur l’examen du pourcentage de jeunes animaux prélevés au cours de la saison de chasse (radiographie des pattes avant).
- L’expérimentation et la mise en œuvre de systèmes d’effarouchement visant à diminuer les mortalités.
- L’application d’un plan de gestion cynégétique fixant les modalités de chasse de l’espèce sur la Limagne et l’unité de gestion de Lezoux-Courpière et la mise en place de plans de gestion cynégétique approuvés souhaités par plusieurs sociétés de chasse volontaires des Combrailles.
Les données sont principalement recueillies par les techniciens de la fédération départementale des chasseurs, les chasseurs bénévoles et agriculteurs intéressés.
Ces suivis permettent d’orienter les actions de gestion et de renforcer les axes prioritaires de préservation.
Le baguage : bécasse, bécassine et caille
Le baguage a été et continue d’être le meilleur outil pour déterminer les voies de migration et les zones d’hivernage et de nidification des oiseaux. Aujourd’hui, le baguage est aussi de plus en plus utilisé pour évaluer les paramètres démographiques des populations d’oiseaux et permettre ainsi le suivi intégré de celles-ci.
Les objectifs sont multiples :
- mieux connaître la qualité des sites dans lesquels les oiseaux migrateurs viennent se reposer et reconstituer leurs réserves énergétiques ;
- réaliser un suivi de la biologie des oiseaux au moment de leurs haltes (données biométriques, phénologie, durée de séjour, prise de poids) ;
- estimer les taux et causes de mortalité et les échanges d’individus entre populations ;
- déterminer les voies de migration et les zones d’hivernage ;
- à terme, de disposer d’un système qui permette d’évaluer les conséquences des changements climatiques sur la migration.
Les données analysées offrent la possibilité de mesurer la vulnérabilité des espèces et d’en appréhender les causes (modification ou disparition des habitats, changements climatiques, pollutions, mortalité et prélèvements…).